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Portrait de notre professeur

propos recueillis par Chrystel et Véronique

"La Danse, c'est un exutoire"

Qu'est-ce qui t'a dirigée vers la danse ? Etait-ce une vocation ?

J'avais une relation fusionnelle avec ma mère, présidente d'une association de danse, je ne lâchais pas ses jupons ! J'étais particulièrement introvertie, timide.Trés vite la danse s'est imposée à moi comme une évidence à trois ans témoin d'un cours de danse alors que j'accompagnais ma mére, j'ai tourné la tête vers la prof, je suis allée directement vers elle, j'ai participé à la ronde et c'était parti !

J'ai dansé dans cette association de l'age de trois ans à vingt ans. A 17/18 ans j'ai été assistante de ma prof et j'ai remplaçé la prof de claquettes ponctuellement ;

Patricia Basil, un de mes professeurs m'a dit "Tu es faites pour la danse !"

Comment es tu arrivée à Domarin ?

Je suis arrivée dans la région en 1991 à 22 ans. En 1993 j'ai entendu une annonce à la radio sur  l'association "Les Domarinettes " qui cherchait un professeur, jai postulé et j'ai été embauchée. Puis en 1998 le complexe sportif a été construit et avec lui notre salle de danse.

J'ai continué à donner des cours à La jeune France, Chatonnay et L'Isle d'Abeau. En 2005 je me suis consacrée à Coainsi Danse uniquement.

Actuellement je complète mon activité avec des cours de stretching postural à La Côte st André, ainsi que des interventions dans des foyers IME, et des interventions dans des établissements scolaires ainsi qu'à l'université de Grenoble.

Quel est ton parcours professionnel ?

Je me suis formée sur Paris, Lyon et Grenoble. J'ai passé le brevet d'état de danse EGDA (Expression Gymnastique et disciplines associées) en 1992 à Paris ; je suis Diplômée d'Etat de Danse option jazz depuis 1996.

Quels ont été les tournants décisifs de ta vie professionnelle ?

L'ouverture de la section Handidanse en 2011, avec deux cours, déficience mentale et déficience moteur. J'ai décider de me former pour mieux appréhender la spécialité de ces personnes. J'ai suivi une formation à Cambrai au sein de la Fédération Française Handidanse, pendant quatre ans lors des périodes de vacances. Le diplôme que j'ai obtenu concerne les domaines physiques, mentaux, auditifs et visuels.

L'essor de Coainsi danse a incité à chercher une autre scène pour les galas, à la fois pour le bien être des danseurs mais aussi la reconnaissance. Nous voulions offrir un vrai spectacle à nos danseurs, dans un lieu proposant de réelles compétences techniques.

Depuis 2007, nous béneficions du confort du Théâtre du Vellein qui est égalemnt bien adapté pour recevoir la section handi

Laurence Laforêt ancienne présidente m'a beaucoup soutenu dans ces deux projets.

Pourquoi doner cette place aux Handicapés ?

Avant même le tournant Handidanse, j'ai toujours eu le souci de mettre la danse à la portée de tous ; je suis beaucoup dans l'empathie.

Si tu devais exprimer en quelques mots ce qu'est la danse pour toi, que dirais tu ?

La Danse c'est un exutoire.

Grâce à la danse, on arrive à passer outre les tempêtes de la vie à exprimer les émotions, à fuir la réalité.Emotionnellement très à vif, je me protége à travers la danse, je peux m'y réfugier, créer un monde paralléle. En vu des galas, chaque théme me transporte...

Que t'apporte la danse?

Isadora Duncan disait "Si les mots étaient plus riches il n'y aurait pas besoin de la danse."

Danser c'est ma vie : Danser c'est vivre ! C'est un métier passion, quand j'achéte des vêtements, je veux pouvoir bouger dedans. Lorsque j'essayais des chaussures je faisais des claquettes !

La Danse, c'est une liberté que chacun peut avoir, c'est une liberté corporelle à l'inifini, absolue. J'aime explorer la liberté entre la tête et le corps.

Où touves tu ton inspiration ?

La danse ne me quitte jamais. Mes proches m'en font parfois le reproche. Ils ne se rendent pas compte du temps et de l'énergie que prend la danse.

Les musiques, les peintres, les élèves m'inspirent énormément, j'adore les défilés de mode ; Ils me transportent dans un aure monde. Pour les chorégraphies, j'ai l'idée principale et je procéde par associations d'idées afin de dégager des tableaux. Je regarde les filles danser, je m'en imprègne, je ferme les yeux et j'imagine les costumes.

Quelles sont tes ambitions pour la suite ?

J'aimerai continuer dans la création et amener plus d'handidanseurs, faire davantage de chorégraphies handivalides, l'idée étant que les différents types de cours se complétent. 

Le mot de la fin ?

Une de mes amies me disait que la danse faisait partie de mon ADN... elle me colle à la peau comme un justaucorps !


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